Gracia Delva a nu!

Publié: 18 décembre 2010 dans Haïti Culture

Peut-on essayer de présenter une superstar ? NON ! Et Pourquoi ? Parce qu’elle est unique et se passe de présentation. La carrière qu’elle traine derrière elle, son style de vie, son look, sa capacité de faire rêver les gens font d’elle un personnage de haut rang, convoité par plus d’un, aussi le sujet de nombreuses interrogations, l’objet de nombreuses discussions. De peur que nos nombreux lecteurs ne pataugent dans la boue de l’illusion et s’éperdent dans le labyrinthe de l’erreur, nous avons rencontré pour votre bonheur et votre délectation la grande vedette du compas direct, monsieur Mass Gracia Delva, qui se lance dans une carrière politique.

Gracia, c’est avec plaisir que nous te recevons sur nos plateaux et nous sommes certains que nos lecteurs vont se régaler de tes déclarations… Loin de nous l’idée de laisser le cadre culturel et de parler politique, nous voulons juste jeter un regard sur l’homme que tu es.

Ta vie est assez peu connue, pourquoi tant de mystères ?

Le plaisir est partagé et je suis heureux de pouvoir retrouver mes nombreux fans à travers les colonnes de ce superbe site. Je me trouve exactement sous les projecteurs, donc je brille encore et toujours… ‘’I’m on the light now, map klere !’’

Marchand Dessalines,  c’est la ville natale de mon père, j’y ai été élevé… je suis le fils unique de ma mère, mais du cote paternel je peux compter sept ou fuit frères et sœurs. Mais, je ne vais pas dévoiler tous ces petits secrets que tu appelles mystères, car bientôt, le public aura droit à ma biographie et toutes les lanternes seront éclairées.

Tu n’as pas toujours été une star, parle-nous de tes premiers pas.

J’ai débuté au sein de MEJ (Mouvement Eucharistique des Jeunes) puis j’ai fait un passage dans les clubs de louveteaux et j’ai appartenu au JDCE, une troupe théâtrale ou j’ai tenu pas mal de rôles de chanteurs, de gentleman… en 1986, je suis arrive a Port-au-Prince et j’ai intégré GeoStar, qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui, en 1992, je suis passé a Djakout Mizik, et en 1996, ce fut la rencontre des génies, au bon endroit, au bon moment et nous avons créé des merveilles telles les ‘’5 dwet’’, puis nous avons exploré les ‘’5 continents’’ et en essayant d’obtenir le ‘’contrôle’’ de la situation je n’ai plus trouvé de freins, j’ai atterri ici en Haïti pour faire un seul avec mon peuple a travers le Mass Compas.

Comment es-tu devenu cette star que tu es aujourd’hui ?

On devient star de deux façons selon moi, à partir de ce que l’on possède, on dépense un max pour se forger un personnage ou l’on vient ainsi au monde… Je crois que j’appartiens à la seconde catégorie. Des mon plus jeune âge, j’ai toujours attire les regards et ceux qui m’ont vu grandir peuvent en témoigner, j’étais enfant de chœur et au cours des processions, nombreux se plaisaient à me contempler. Si je suis en avance sur d’autres artistes, je crois que ca me vient aussi de ma façon de me comporter, de m’habiller, de performer, de vivre.

Qu’est-ce qui a provoqué ton départ de Djakout Mizik ?

J’ai laissé le pays et dut du même coup abandonner la formation Djakout Mizik pour suivre l’élue de mon cœur… je suis un soldat, mais surtout un amoureux, le vrai soldat connaît la puissance de l’amour.

Donc, tu pourrais laisser tomber ta carrière pour une femme ?

Les plus grands sacrifices auxquels j’ai consenti ont pour base, la musique. J’ai voyagé sans un visa pour honorer certains contrats avec mon groupe, ce que je n’aurais peut-être fait pour un membre de ma famille.

Parle-nous de ton intégration au sein de Zenglen.

Arrivé a New York Bellande Georges et Marc Duverger cherchaient à recruter un chanteur pour Zenglen et ils ont fait appel a moi, je me suis rendu en Floride et au cours d’un bal, le 6 aout 1996, j’ai vu comment Brutus a été destitué de son poste de maestro et je me suis dit wow, je dois aider ce grand ami à reprendre ses gallons.

Comment a été l’expérience Zenglen ?

J’en garde de mauvais souvenirs, mais c’est ma plus grande expérience musicale, si je ne l’avais réalisé, je ne serais jamais ou je suis aujourd’hui. C’est une étape qui m’a marqué pour le reste de mes jours.

Y eut-il conflit entre toi et Richy ?

Il n’y jamais eu de conflit entre nous. Certainement, nous avons eu des malentendus surtout sur le podium, quand je délivrais Gracia Delva, parce que mes improvisations  pouvaient déranger le groupe dans un certain sens. J’étais l’avant de centre et lui le milieu de terrain, on avait certaines mésententes, mais on s’unissait pour marquer le but et remporter la victoire. Séparés par l’océan, nous nous sommes longtemps aguichés l’un l’autre, juste pour faire du show business.

Ne penses-tu pas que cela a terni ton image ?

Le jour où l’on cessera de me traiter de…  ce qu’ils veulent, je n’aurai plus d’image. Quand ils croient me faire du tord, ils me font rayonner, car ceux qui m’aiment savent qui je suis.

Serais-tu en concurrence avec d’autres chanteurs ?

Je n’ai pas de concurrents sur le circuit du compas car mes œuvres sont mieux vendus que celles de ceux qui se prétendent  être mes vis-à-vis. Quand quatre mille de mes lasers sont cueillis comme des pains chauds, Gazzman en vend un et les autres se partagent un autre à l’occasion. Gazzman pourrait être mon rival, mais je me suis tellement abreuve dans sa purée, qu’il est devenu ma serviette de table.

Qu’en est-il de l’aventure Mass Compas.

C’est un autre épisode de mon aventure musicale. Je suis revenu en Haïti, le 31 décembre 2002 et j’ai été bien accueilli, le public a fait de moi son modèle, au point que j’ai du faire preuve de tolérance envers certains, manifester l’esprit de la réconciliation. Mass Compas m’a permis de renouer mon amour avec ma patrie et je ne pense pas que je le laisserai une fois de plus.

As-tu d’autres activités parallèles à la musique ?

Je suis musicien d’une part et entrepreneur d’autres parts, aujourd’hui, je me présente aux élections pour plaider la cause de mon peuple.

Tu as fait une expérience dans le cinéma, comment c’était?

Superbe ! Je dois remercier Moise Karmeliaud qui a travaille avec moi sur le plateau. Le théâtre est en moi, je le pratique des mon plus jeune âge. Je suis très intéressé par ce grand art et disposé à tenir un rôle dans certains longs métrages. En attendant, je viens de tourner un film avec Tonton Dezirab, ce sera sur les écrans au cours des vacances d’été.

Les fans des USA peuvent-ils espérer te revoir bientôt ?

Je sais qu’ils souffrent, car ils vivent dans un grand pays mais n’ont pas la possibilité de voir un vrai artiste. Je suis navré pour ceux qui seront fâchés, mais je dis vrai, car voila cinq ans depuis que j’ai laisse la Floride et je suis encore le sujet de tous les discours et j’ai envie de m’y rendre et de les faire danser. Je vois nombreux festivals réalisés dans le grand nord, on peut les compiler on verra que c’est une répétition, les chanteurs n’ont pas encore trouvé la formule qui peut faire vibrer la foule.

D’aucuns prétendent que si tu regagnes la Floride, tu vas réintégrer Zenglen…

Je ne pense pas que le maestro Richy allait changer de chanteur uniquement en raison de ma présence en Floride. Les dirigeants de Zenglen sont des gens avisés, je ne pense pas qu’ils allaient agir de la sorte.

Un mot spécial a l’endroit de nos lecteurs…

Supportez Gracia Delva, Mass Compas, la musique haïtienne en général et restez branchés www.culture509.wordpress.com

commentaires
  1. Black.G dit :

    Gracia Delva #1 aya! lè mounn USA yo ap di nou te gen Michael Jackson,nou menn en Haiti nou ka di nou gen Gracia Dleva yes aya!

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