Edwidge Danticat, ecrivain de haut rang

Publié: 22 décembre 2010 dans Haïti Culture

Bien avant les lauriers que nous ont gratifiés le compas et le sport, nous avons connu des jours heureux avec notre littérature qui a hypnotise, hébété plus d’un. D’Oswald Durand a Etzer Vilaire, de Jules Solime Milscent a Fréderic Marcelin, nous n’avons assiste qu’a l’éclosion et l’évolution de génies. A ce début du vingt-et-unième siècle, ces plumes magiques n’ont cesse de germer dans notre parterre littéraire et nous pouvons citer fièrement : Anaise Chavenet, Henoc Trouillot, Pierre Raymond Dumas, Jean Claude D. Chery, Paulette Poujol Oriol, FrankEtienne… De peur que le papier et l’encre nous fassent défaut, nous nous abstenons a cette courte liste, toutefois, cette semaine Culture509 a l’honneur de vous présenter un écrivain peu connu, ici en Haïti, mais dont les talents ont déjà franchi toutes les frontières du monde et que les plus érudits du globe ont soif de côtoyer, Edwidge Danticat.

 

Edwidge est venue au monde a Port-au-Prince le 19 janvier 1969 a une époque ou nombreuses personnalités furent contraintes de laisser la belle et douce Haïti pour se refugier dans le froid de l’Amérique du nord en raison de persécutions politiques. A celles-là ont appartenu ses parents qui ont émigré respectivement en 1971 et 1973. Elle vécut donc son enfance en compagnie de son frère à l’ombre d’un oncle, loin de l’affection de ses ascendants.

 

A douze ans, elle traverse a son tour l’atlantique pour rejoindre enfin ses parents et commencer une nouvelle vie, sous d’autres cieux, s’accommodant avec une nouvelle température, d’autres mœurs et surtout une autre langue.

Au cours de son cycle secondaire, certains professeurs remarquent une certaine aptitude littéraire a travers les écrits de la jeune haïtienne. Grâces a ses textes, le journal de son établissement scolaire attire plus de lecteurs, car la qualité de sa production (a son âge)  avait atteint l’excellence, frôlé la perfection.

Finis les cours classiques, elle entre a Barnard College ou elle décroché un  diplôme en  langue française, puis une maitrise en beaux-arts a Brown University. A vingt-cinq ans, elle prépare sa thèse en ‘’creative writing’’, elle soumit le brouillon a ses mentors, qui lui proposèrent sur le coup la publication. C’était ‘’le cri de l’oiseau rouge’’, qui a connu un succès inédit.

Les écrits d’Edwidge Danticat doivent leur succès à la réalité qu’ils décrivent, dont les palpitants récits des quotidiens haïtien et newyorkais.

La beauté et l’originalité de ses œuvres lui ont couvertes de distinctions et lui ont permis d’être choisie comme membre du jury longs métrages du cinquante-septième festival de Cannes en 2004.

Aujourd’hui, les moindres mots qui naissent de sa plume font baver les maisons d’éditions. Parallèlement, elle enseigne la littérature aux universités de New York et de Miami, participent a tous les projets relatifs a l’art et la culture de son Haïti chérie et milite pour les droits haïtiens.

 

 

 

 

Œuvres:

Breathe Eyes Memory

The farming of bones

The dew breaker

After the dance (a walk through carnival in jacmel, Haiti)

Krik krak

A rain of daffodils

 

Distinctions:

1994 – Fiction Award, The caribbean writer

1995 – National Book Award finalist (Krik Krak)

1995 – Pushcart short story prize

1996 – Best Young American Novelist Award (Breath, eyes, memory)

1999 – American Book Award (The farming bones)

1999 – Prix Carbet de la caraïbe (The farming bones)

2005 – Story prize  (The dew breaker)

 

 

 

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