Ritchy, le magicien de la musique haitienne

Publié: 2 janvier 2011 dans Haïti Culture

Date de naissance: 4 octobre 1969

Formation Académique:

– Frères de l’Instruction Chrétienne du Cap(Haïti)

– Collège Notre-Dame (Cap, Haïti)

– Lycée Phillipe Guerrier (Cap, Haïti)

Etudes Professionnelles: Music Technology (Art Institute) à Broward

Community College (BCC) (Etas-Unis)

Profession: Producteur, Musicien

Instrument joué au sein du groupe: Batterie

Enfant: Rickèl Richard

Couleurs favorites: noir et blanc

Genres musicaux favoris: Jazz, Funk, Samba

Musiciens favoris: Quincy Jones, Dr. Dre, Dadou Pasquet

Lieux de prédilection: Le podium et sa chambre

Passe-temps: Sexe

Biographie

Pour Jean-Hérard (Richy), il est venu au monde avec deux baguettes à la main droite. A 6 ans, il faisait déjà tout un vacarme chez lui en ne cessant de frapper sur les marmites. A 11 ans, il entre au Collège Notre-Dame, où pour la première fois, il va s’asseoir derrière un jeu de batterie à l’auditorium de l’école. L’année suivante, il devient le responsable de musique de l’école.

En classe de 4ème (9ème année), il forma son 1e groupe musical POWER X. Puis, en Philo, au Lycée Phillipe Guerrier, il forma FASHIONFASHION était composé des élèves de la promotion sortante du lycée. Tout en préparant leurs examens de fin d’études secondaires, ils avaient eu le temps d’enregistrer 3 musiques qui étaient diffusées sur les stations de radio locales.  Ils avaient aussi réalisé un jungle pour la radio 4VKB (Radio Cap-Haïtien); un jungle que l’on continue jusqu’à présent de jouer sur les ondes de la radio. C’était en 1990.

Après ses études classiques, Richy entre aux Etats-Unis et s’installe à Miami où il continue ses études à Broward Community College (BCC, North Campus) en Music Technology. Il y passa un an et demi. Bouleversé par la disparition de sa mère en Août 91, il abandonna ses études. Au début des années 90, Richy n’avait aucun penchant pour la musique haïtienne, il avait un style punk et jouait du heavy metal. Il fit une expérience de quelques mois avec un groupe américain du nom de DANGER.  Puis, au début de 92, il rejoint un groupe de jamaïcains jouant du R&B et du Reggae. Ne supportant pas la qualité de cigarette que fumaient ses amis jamaïcains, ainsi que la présence de fumeurs en général, son expérience a été  de courte durée. Il finit par reconnaître que le genre musical de DANGER et des jamaïcains ne le traversait pas autant que ses collègues musiciens, alors il se décida à retourner à la source. Son objectif était de se faire accepter par ses compatriotes, sur le marché haïtien avant de se faire accepter sur le marché international. C’est ainsi qu’il se mit à jouer du Compas.

En 92, il forma TAH-PAJJ. En 1994, soit 2 ans après avoir monté le groupe, de nouveaux musiciens, de nos jours très connus, avaient integré TAH-PAJJ; ce furent Arly Larivière, Gazzman Couleur, Ernst Benjamin, Nixon Mézidor et Raphaël Robillard. Avant de se dissoudre en 96, TAH-PAJJ réalisa un album ayant pour titre: “Bozo” et fit une tournée aux Antilles avec le groupe LAKOL. C’est à Omni Hotel que les membres de TAH-PAJJ se rencontrèrent pour une dermière réunion.  Il leur était difficile d’avancer et de s’organiser; ainsi, d’un commun accord, ils décidèrent de faire autre chose. L’aventure TAH-PAJJ prenait fin.

A la fin de 1996, Richy produisit le second album de Jean-Claude Guillaume et le premier album de Sweet Katia. C’est en 97 que Brutus fit appel à lui. A l’époque, il n’était toujours pas intéressé au Compas Direct, mais par amitié, il voulut apporter son soutien à ZENGLEN en tant que batteur. Après tant d’insistance, il céda, et accepta de louer ses services (giggeur) au groupe. Entre temps, il loua aussi ses services à SWEET MICKY lors d’une tournée aux Antilles à la fin de 98. C’est au cours d’une réunion au début de 99, qu’il devint membre de ZENGLEN. Peu de temps après, il composa le hit “Tempo”. Face au succès de cet album, les autres membres de ZENGLEN décidèrent de lui confier la production de leur orchestre, puis ils entrèrent en studio pour produire l’album “Easy Compas”. Dès lors, il dirigea et produisit les succès du groupe: “Let it groove”, “Do it right” et “5 Etwal”.

Richy a aussi participé à une multitude de projets en tant que batteur ou/et producteur tels que certains projets du très renommé Fred Paul “Miami Live”, “Haitiando”, “Bonboul”, l’album de Tantan, celui du groupe D-ZINE “Son lari-a”, Presque tous les albums de T-VICE et TOP VICE, PLATINUM et SWEET VIBE.

Ce talentueux et intelligent batteur qu’est Jean-Hérard Richard qui, jusque là a su concrétiser son rêve de faire découvrir ses potentialités par ses compatriotes, veut percer le marché international et aller au-delà du Compas Direct.

Farah Larrieux

André Fouad

commentaires
  1. Kiki dit :

    Sa se Monsieur a, Atis pam tout tan

  2. Patrick dit :

    neg sa pa gen tankou li nan mizik ayisienne nan, siw konnen yonn dim li. le soleil vient du nord nap toujou briye. neg okap for life

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