A quoi servent ces festivals konpas ?

Publié: 14 janvier 2011 dans Haïti Culture

 De nos jours, on assiste à une multiplication de <<Festivals>>a travers les différentes communautés haïtiennes de la diaspora: Miami, Orlando en passant par newyork, jusqu’à Montréal.  J’encourage pleinement de telles initiatives qui permettent a ce que nos compatriotes se ressourcent, se familiarisent, se rencontrent sur un même plateau, en dépit de leurs divergences sociopolitiques et religieuses et surtout d’exposer aux yeux des étrangers, ce qui nous est si cher, notre culture, notre musique représentée par le konpa, la musique dansante la plus populaire en Haïti.

 A dire vrai, j’y vais quelque fois en tant qu’observateur-, journaliste. Mais, après plus de dix ans d’existence, prenons le cas du festival de Miami sous la direction de Me Rodney Noel (Noel and cecibon), je me pose une kyrielle de questions qui jusqu’ici se révèlent sans réponses.

 Est ce que le KONPA a travers cette plateforme  est bel et bien vendu. Est ce que les medias internationaux, les labels de grand calibre sont au courant et prennent ils au sérieux ce que nous faisons. Est ce que les groupes et artistes qui y participent sont ils a la hauteur. Est ce que les organisateurs connaissent bien ce qu’ils font. Est ce que….autant de questions, autant de points d’ombre.

 Car, en maintes fois, j’ai eu l’occasion de prendre part a d’autres festivals organises par les jamaïcains et les latino-américains, toujours aux mêmes endroits (bayfront Park, bicentenerial park..).

Le constat se révèle nettement différent. D’abord, participation du public en grande quantité, participation d’autres ethnies. Et surtout, participation des medias internationaux, accordant un intérêt spécial à ces événements musicaux dans leurs éditions. En exemple (Vibes, Rolling stones, Miami Herald, Miami times, B.E.T, M.T.V).

 Ces festivals sont mieux organises, vendus et médiatisés que les nôtres…..Et le plus souvent l’objectif est atteint, ne serait ce qu’a 70%, celui de vendre l’artiste ou le groupe auprès des grands manitous du showbiz.

 Coté haïtien, nous baignons encore dans l’improvisation, le mounpaisme, le pampibon en ce vingt et unième siècle de la haute technologie  et chaque année, on doit s’attendre au même line up, de plus en plus monotone, lassant (Nu look, t-vice, carimi…) confondant trop souvent bals, kermesses, concerts.

 Il me semble que nos chers SUPERSTARS ignorent le concept de FESTIVAL qui devrait être un spectacle-un spectacle dans le vrai sens du mot, mettant en exergue toute la richesse, la créativité de notre peuple.

L’organisation de ces FESTIVALS ici et la, reste une affaire de famille, de clans à l’image de la politicaillerie haïtienne qui ne rimera à rien. RIEN.

                                   André Fouad

                             andrefouad@yahoo.fr

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