Petit-Goâve : Quand le meilleur résiste au pire

Publié: 24 août 2011 dans Haïti Culture

Fondée en 1663, la ville de Petit-Goâve fêtera son 350e anniversaire en 2013.

Pour anticiper l’évènement, Hugo Allen, l’un de ses fils, nous propose dans un magnifique livre-album, illustré de belles gravures et photographies, un résumé du passé historique de sa cité dans ses bonheurs et tragédies, de ses sites touristiques, de ses monuments et lieux de mémoire, des grands hommes sur le plan politique, tels l’empereur Faustin Soulouque et l’impératrice Adelina, de ses écrivains, peintres et sportifs.

Petit-Goâve, ville glorieuse et martyre !

On évoque … «le revirement du capitaine Borno Lamarre qui, en mars 1803, livra une bataille décisive avec ses hommes pour déraciner les colons de la ville, mettant en déroute le général Delpêche au service de Rochambeau…»

On parle également des belles manifestations patriotiques organisées par le comité du tri-cinquantenaire de l’indépendance les 1er et 2 Janvier 1954, et à cette occasion, de la translation des restes de l’empereur Faustin Soulouque, d’abord exposés à l’hôtel communal.

Il y a des pages tragiques, pathétiques et révoltantes : l’incendie de la ville en 1902, investie par le général Cartier aux ordres de Nord Alexis, pour mater les jeunes résistants firministes, exaltés et conduits par le jacmélien d’origine, Chicoye. Dans l’histoire récente, on se remémore l’incarcération et la torture arbitraires de 52 intellectuels, notables et commerçants de la cité, à l’instigation du préfet Montal Gédéon lors de l’attentat contre le jeune Jean-Claude Duvalier, le 26 Avril 1963.

Au compte des souvenirs funestes, on ajoutera la destruction et le saccage d’institutions publiques en 1986 lors du fameux  »déchoucage » et le coup de grâce : la destruction de nombreux immeubles et monuments historiques, de belles architectures du patrimoine  »petit-goâvien », lors du séisme dévastateur et meurtrier du 12 Janvier 2010.

… Mais le livre n’est pas pessimiste, nostalgique et passéiste ; ce n’est pas un exercice de lamentation, de jérémiades. Il est aussi tourné vers l’avenir, mettant l’accent sur la relève incarnée par les jeunes talents et espoirs de la cité.

Et, comme on s’en doute peut-être, c’est la mise en exergue des opportunités conviviales pour le tourisme local et régional à partir des beaux sites naturels, des hôtels, des beaux cadres et lieux d’hébergement modernes. L’ouvrage met également en relief les potentialités commerciales, artisanales et industrielles de la zone. On parle également de ses festivités carnavalesques  »Dous Makòs ».

En fait, c’est une incitation et une invitation à l’investissement dans la région ; un appel du pied à de nombreux partenaires nationaux ou étrangers auxquels on souhaite la bienvenue.

C’est un fort bel ouvrage.

Source: Le Nouvelliste

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